Soumission à la discipline du plaisir

Lorsque l’on est fatigué, lorsque l’on manque de motivation, lorsque la vie nous semble triste, lorsque l’on déprime (je ne parle pas d’une dépression au sens psychopathologique, qui s’inscrit dans la durée, mais plutôt de ces moments où l’on voit les choses négativement, ce qui peut être une prémisse de la dépression), cela peut être dû à un manque de discipline. Je ne pense pas ici au fait de se lever tôt le matin, de prendre sa douche avant d’aller travailler ou de ranger systématiquement vos affaires mais plutôt de discipline du plaisir, de se faire du bien, régulièrement, pour le plaisir de se faire du bien ou simplement parce que ça fait du bien de se faire plaisir. Tout comme nous avons besoin de manger, de boire, de respirer, de communiquer nous avons aussi besoin de plaisir. Bien sûr, tout les plaisirs ne sont pas équivalent, ni en intensité, ni en conséquence. Assez logiquement, donner la priorité aux plaisirs qui nous font du bien à court et à longs termes sera plus bénéfique et durable que ceux qui nous font du bien à courts termes mais qui peuvent, à la longue être moins bénéfique. Dans la longue liste des activités qui peuvent nous procurer du plaisir, vous pouvez aussi veiller à bien équilibrer les plaisirs dits « narcissiques » (ceux qui renforcent notre ego, comme gagner un match de tennis, réussir un exploit, être reconnu et acclamé par les autres) et les plaisirs plus primaires comme le rire, le plaisir de l’effort physique, du jeu ou des sens (les caresses, la musique, la bonne chair, la beauté artistique ou naturelle). Notre corps et notre esprit ont un besoin naturel de plaisir, ne pas lui en donner assez et régulièrement, c’est comme nous priver de nourriture ou d’eau. Alors, laissez vous aller à la discipline du plaisir, régulièrement et entièrement, en pleine conscience. Mais attention, ne les savourez pas trop, vous pourriez devenir accroc et être empli de joie et de bonheur pour de longues années.